Scénario 4 : Fuentés de Onoro


Fuentès de Onoro 3-6 mai 1811, Récit et scénario par Thierry Rouillard.

Opérations préliminaires

Masséna reçut le 16, à Salamanque, la nouvelle de la rupture de toute communication avec Alméida, et réunit aussitôt son armée. La division Marchand, du 6e corps, était déjà en route. Le 23, ce général, à la tête de deux mille quatre cents hommes, poussa une reconnaissance sur le pont de Marialva et y trouva une force anglo-portugaise importante. Celle-ci paraissait avoir vingt à vingt cinq mille hommes autour d’Alméida. Masséna avait demandé à Bessières, général de la garde, duc d’Istrie et de Dalmatie, le secours d’une division d’in­fanterie, de douze à quinze cents chevaux, avec quinze à dix huit pièces d’artillerie bien attelées, les siennes se trouvant démontées. Bessières ne répondit pas à cette demande. Masséna pensait que ces forces, jointes à celles qu’il pourrait concentrer à Ciudad-Rodrigo, suffiraient pour culbuter Wellington au-delà de la Coa et opérer le ravitaillement d’Alméida. Mais, privé de renfort, il se trouva réduit à l’effectuer avec six divisions d’infanterie, une de cavalerie et vingt pièces de canon, en tout trente quatre mille combattants sur quarante mille que comptait l’armée du Portugal. La division Clausel, du 8e corps, avait été détachée sur la route de Salamanque pour entretenir les communications.

Cependant, sans renoncer à son projet qui devait amener une bataille décisive pour la campagne, Masséna donna l’ordre à Reynier de mettre en marche les divisions Heudelet et Merle. Les deux divisions Mermet et Ferrey, du 6e corps, et la division Solignac, du 8e, devaient s’ébranler en même temps. Le 24 avril le général Ferrey partit de Salamanque, campa le 25 à San-Martino del Rio et s’établit le lendemain devant la tête de pont de Ciudad-Rodrigo. Mermet quitta ses cantonnements d’Alba de Tormès, Banos et Béjar, campa à San-Munos et à Tamamès, le 25 à San-Martino del Rio, à Salvatierra, et le lendemain à Santi-Spiritus et au couvent de la Caridad. Solignac arriva à Matilla, campa le 25 à Fuenté de San-Estévan, et entra le lendemain à Ciudad-Rodrigo. Le 25 la division Merle, du 2e corps, se porta de Zamora à Ledesma, et campa le lendemain à Vitugadino ; celle du général Heudelet campa à moitié chemin de Vitugadino et le lendemain à Sobradillo, ayant un régiment au débouché du pont de Barba del Puerco, sur la rive droite de l’Aguéda. La cavalerie de Montbrun, composée des 11e, 15e et 25e régiments de dragons, s’avança sur Ciudad-Rodrigo, où Masséna arriva le 25. Le reste de la réserve resta provisoi­rement à Zamora, sous le commandement du général Cavrois. L’armée achevait ainsi son mouvement de concentration le 26 au soir au lieu du 25, comme le voulait Masséna, par la faute de Reynier, qui, sans autorisation, avait fait partir pour Zamora la division Merle au lieu de la laisser à Ledesma, où elle dut revenir le 25. Le mouvement sur Alméida, que Masséna avait été forcé de retarder jusqu’au 30, faute de vivres et dans l’attente des renforts en cavalerie et en artillerie qu’avait enfin promis Bessières, ne put commencer que le 2 mai après midi.

Le secours de la garde, arrivé au point du jour, consistait en mille cinq cents hommes de cavalerie, formés des brigades Wathier et Lepic, la première de sept cents hommes de cavalerie lé­gère et la seconde de huit cents cavaliers de la garde, et en une bat­terie de six pièces accompagnée de trente attelages d’artillerie. Un convoi de quinze cents voitures, chargées de blé, de farine, de biscuit et d’eau-de-vie, destiné à ravitailler Alméida, était prêt à suivre l’armée. Il avait été réuni par les soins de Masséna et de l’inten­dant général Lambert, aidé du général Thiébault, gouverneur de Salamanque. Un bataillon de la garnison de Ciudad-Ro­drigo devait escorter ce convoi amené de Salamanque sous l’es­corte des huit cents cavaliers de la garde. Avec le renfort fourni par le maréchal Bessières, l’armée s’élevait à environ trente six mille hommes. Elle déboucha par le pont de Ciudad-Rodrigo sur l’Aguéda. Reynier, avec ses deux divisions, prit la droite, se porta sur Marialva, passa le pont de l’Azava et fit reconnaître Gallégos, où sa reconnaissance pénétra, les Anglais ayant évacué ce vil­lage à midi. Le duc d’Abrantès, Junot, réduit à la division Solignac, se porta en avant de Carpio, sur la rive gauche de l’Azava, franchit le pont occupé par de l’infanterie et de l’artillerie anglo-portugaises qui l’abandonnèrent, et, suivie du 9e corps, s’avança sur Alaméda, prit position à gauche du 2e corps, et forma le centre avec les divisions Conroux et Claparède. Le 6e corps, sous Loison, réuni à la cavalerie de Montbrun, y compris la cavalerie légère du général Wathier, prit la gauche de l’armée et atteignit Espéja à la nuit.

Déploiements initiaux

En traversant l’Aguéda, l’armée française avait trouvé les avant-postes anglais en avant et en arrière de la petite rivière d’Azava. En franchissant le pont de cette rivière, Solignac avait chassé les postes anglais au-delà de Gallégos. L’avant-garde du 6e corps, commandée par le général Ferrey, avait repoussé d’Espéja trois bataillons et deux escadrons jusque sur les hau­teurs de Fuentès de Onoro, et le refus de Montbrun de marcher avec Loison, malgré les ordres du général en chef, permis à deux bataillons et trois cents chevaux de s’échapper. Le mauvais état de la cavalerie du 6e corps empêcha la poursuite. Les Anglais, repoussés des rives de l’Azava, se retirèrent sur le Dos-Casas, cours d’eau encaissé et d’un accès difficile, et se formèrent sur la chaîne de col­lines qui sépare le bassin du Dos-Casas de celui du Turones. Leur droite était adossée au village de Navé de Avel, le centre au sommet des collines entre Fuentès de Onoro et Villa-Formosa, la gauche à Val de Mula, s’étendant autour du fort de la Conception, devant lequel passe le Dos-Casas avant de se jeter dans l’Aguéda, après un cours de quelques lieues seulement. L’armée anglo-portugaise était forte d’environ quarante trois mille hommes, dont vingt huit mille Anglais, douze mille Portugais et trois mille Espagnols, sous le partisan don Julian San­chez. Le front de la ligne anglaise, d’un développement de plus d’une lieue, était protégé par la gorge profonde et escarpée du Dos-Casas. La 7e division anglaise, sous les ordres du général Houston, tenait la droite, couverte par la cavalerie ; la 1re divi­sion, celle du général Spencer, qui venait ensuite, se liait avec la 3e, commandée par le général Picton, qui communiquait avec la division légère du général Crawford. Celui-ci tenait sa droite à Espéja et sa gauche à Gallégos. La 5e division, sous le général Dunlop, fut laissée en arrière vers le fort de la Con­ception ; et la 6e division, sous le général Campbell, resta en face d’Alaméda, couvrant ainsi le blocus d’Alméida, maintenu par la brigade portugaise du général Pack et un régiment anglais.

Lord Wellington, qui était arrivé le 21 avril devant Badajoz, dont il allait commencer le siège, ayant été prévenu le 25 par le lieutenant-général Spencer du mouvement de l’armée française aux environs d’Alméida, partit le même jour d’Elvas et arriva le 28 à son quartier-général de Villa-Formosa. A son retour les 1re et 3e divisions furent concentrées à une portée de canon en arrière de Fuentès de Onoro, point important pour l’ar­mée anglaise parce qu’il couvrait sa principale communication par le pont de Castello-Bom sur la Coa. Plus loin sur sa droite, vers le village de Pozo-Velho, Wellington plaça en éclaireur don Julian Sanchez avec sa bande espagnole, composée d’infan­terie et de cavalerie, pour être prévenu de ce qui se passerait de ce côté. Tout en évitant de provoquer une bataille, le géné­ral anglais, confiant dans sa position défensive était résolu à accepter le combat si Masséna le lui présentait. Son front était fort, mais sa droite était en l’air : derrière lui, les précipices de la Coa, vallée infranchissable, s’étendaient bien au-delà de sa gauche, où se trouvait une place occupée par une garnison française. Refoulée par sa droite dans l’impasse de la Coa et du Duéro, l’armée anglaise n’avait plus de ligne de retraite.

Bataille de Fuentès de Onoro

Attaque du village, 3 mai

En quittant les bords de l’Azava, l’armée française se porta, le 3 mai au matin, sur le Dos-Casas. Le 2e corps, formant toujours la droite, se dirigea sur Alaméda. La division Solignac, soutenue par le 9e corps, mar­cha sur la gauche de ce village et forma le centre de la ligne de bataille entre Alaméda et Fuentès de Onoro, en arrière du Dos-Casas. Le 6e corps, précédé de la cavalerie légère du gé­néral Fournier et suivi de la réserve de Montbrun, marcha d’Espéja sur Fuentès de Onoro. La 3e division, aux ordres du général Ferrey, formait l’avant-garde. Le convoi destiné au ravitaillement d’Alméida suivait la division Solignac et était escorté par la cavalerie de la garde. Il devait attendre à Gallégos le résultat du mouvement du 6e corps sur Fuentès de Onoro. Celui des 2e et 9e corps et de la division Solignac du 8e donnant de l’inquiétude à Wellington pour son centre et pour la gauche de sa position, il fit passer le Dos-Casas à la division Crawford pour renforcer la 6e, et Fuentès de Onoro resta occupé par six bataillons de troupes d’élite détachés des 1re et 3e divisions.

Fuentès de Onoro est bâti en partie au pied du coteau. La plupart des maisons de cette petite ville sont dans le ravin creusé par le Dos-Casas. Eparses et construites avec solidité, elles sont presque à l’épreuve du canon, ainsi que les murs des jardins qui les entourent, de sorte que l’infanterie y trouve d’excellents abris, tandis que les troupes assaillantes sont exposées de toutes parts au feu du défenseur. Un ancien ermitage et quelques maisons, faciles à retrancher, couronnaient les rochers environnants.

Le projet du prince d’Essling était d’attaquer brusquement par sa gauche la droite de Wellington à Fuentès de Onoro, de lui couper la communication de Castello-Bom en la refoulant sur son centre et sur sa gauche. Si cette attaque réussissait, l’armée anglo-portugaise, précipitée sur la basse Coa, n’eût plus eu que le choix d’une retraite difficile, sinon désastreuse.

Le général Fournier, soutenu par une partie de la réserve de cavalerie, déboucha dans la plaine en avant de Fuentès de Onoro, chargea la cavalerie anglaise au nombre de quinze à seize escadrons, et la rejeta brusquement jusqu’à l’entrée de la ville. A une heure après midi, Loison, sans attendre les ordres de Masséna, poussa la 1re brigade de la divi­sion du général Ferrey sur Fuentès de Onoro. Le colonel Williams, qui occupait les abords de la ville avec quatre bataillons de troupes légères et le 2e bataillon du 83th régiment anglais, défendit vail­lamment les parties basses en avant du Dos-Casas : ses troupes, postées derrière les murs de clôture et derrière une barricade élevée dans la rue principale, furent rejetées sur la rive gau­che du Dos-Casas, où Ferrey les suivit, culbutant à la baïonnette tout ce qui opposait de la résistance. Il était parvenu jusqu’au centre de la ville, et le colonel Williams, blessé dangereuse­ment, était hors de combat, quand Wellington renforça les troupes de Williams du 71st régiment, bientôt soutenu par le 79th. Les Anglais, reprenant alors l’offensive, rejetèrent la 1re brigade de Ferrey de l’autre côté du Dos-Casas. C’était une faute grave d’avoir attiré mal à propos l’attention de Wellington sur cette importante position en l’attaquant avec aussi peu de forces. Mas­séna le sentit, et à cinq heures du soir il ordonna une seconde attaque avec toute la division Ferrey et une brigade de la division Marchand ; c’était encore trop peu, car Wellington, déjà averti, pouvait, comme il le fit effectivement, concentrer sur le point menacé des forces plus considérables, en les faisant descendre des hauteurs qu’il occupait. A cinq heures le général Ferrey fit balayer les abords de Fuentès de Onoro par son artil­lerie, tandis que le 32e léger, la légion du Midi et le 82e de ligne pénétraient dans la ville au pas de charge, malgré une grêle de balles, et s’emparaient de la partie basse. Appuyés par la légion hanovrienne et la 2e brigade, composée des 26e et 66e de ligne, ces régiments s’avancent jusqu’au pied des hauteurs. Les trois bataillons de la 1re brigade essayent de les gravir à la suite des fuyards qui ont abandonné les clôtures et les maisons où ils étaient embusqués ; mais, assaillis par le 24th régiment anglais, soutenu par les 71st et 79th ils sont ramenés au bas de la partie haute et expulsés une seconde fois de la ville. Menacé d’être débordé par sa droite, Ferrey rallie à sa 2e brigade les troupes qui viennent d’être repoussées, et, soutenu par quatre bataillons de la divi­sion Marchand, se jette à la baïonnette sur les Anglais, qu’il pousse en désordre dans la ville, dont il conserve la partie basse ainsi que les deux rives du Dos-Casas. La nuit mit fin au com­bat. Les Anglais restèrent maîtres de la partie haute de Fuentès de Onoro, où Wellington ne laissa que les 71st et 79th régiments et le 2e bataillon du 24th. Ils avaient perdu dans ce combat six à sept cents hommes tant tués que blessés. Les Français, ayant toujours combattu à découvert, en perdirent un peu plus. Au centre et à la droite de l’armée française, les 2e et 8e corps avaient occupé toute la ligne anglaise par de fausses attaques et des escarmouches d’avant-poste. Reynier avait occupé Alaméda, que le général Campbell lui avait cédé pour se replier sur le fort de la Conception.

Reconnaissances du 4 mai

Dans la nuit du 3 au 4, Wellington fit retrancher la partie haute de Fuentès de Onoro qu’il avait conservée. Le front de sa position était bien couvert par le ravin du Dos-Casas, qui s’étend jusqu’au fort de la Conception ; mais, au-dessus de Fuentès de Onoro, ce ravin se resserre peu à peu et se perd dans un bois ma­récageux qui s’étend jusqu’à Pozo-Velho, village à mi-chemin entre Fuentès de Onoro et Navé de Avel, où s’appuyait, comme on l’a vu, la droite de l’armée anglo-portugaise. Le 4, dans la matinée, pendant que Ferrey occupait les Anglais devant Fuentès de Onoro, Masséna fit reconnaître cette droite par un gros détachement de cavalerie conduit par Montbrun. Celui-ci constata que le flanc droit de la ligne anglaise était accessible par une plaine large et dénuée d’obstacles, qui s’étend jusqu’à Navé de Avel, où une montagne élevée domine les chemins menant aux ponts de Séceiras et de Sabugal.

Le rapport de Montbrun détermina le général en chef à tour­ner la droite anglaise par un changement de front à gauche, et à resserrer Wellington entre le Dos-Casas, le Turones, la Coa et Alméida. En lui coupant ses communications avec Sabugal et Séceiras, et ne lui laissant pour ligne de retraite que la direc­tion de Castello-Bom, l’armée anglo-portugaise courait le risque d’être rejetée sur la basse Coa et d’y perdre toute son artillerie. Ce mouvement de l’armée française par sa gauche, la portant perpendiculairement sur le flanc droit des anglo-portugais, conduisait à l’unique point d’attaque aisé. En effet, la droite de Wellington, solidement établie et retranchée sur les hauteurs de Fuentès de Onoro, qui lui procuraient d’immenses avantages, était séparée des Français par un ravin profond défendant le front de sa ligne d’un bout à l’autre. Son aile gauche, adossée aux ruines du fort de la Conception, qui présentaient encore un solide appui en cas d’attaque sérieuse, pouvait être facilement renforcée par l’aile droite. Il ne restait donc à Masséna d’autre parti à prendre que celui qu’il adopta. Le 3, avant la concen­tration des forces des alliés sur les hauteurs de Fuentès de Onoro, cette manœuvre pouvait avoir un plein succès.

Le 4 au soir, les ordres pour attaquer le lendemain par Navé de Avel et Pozo-Velho furent expédiés aux chefs des corps d’armée. Les mouvements s’exécutèrent pendant la nuit, mais pas aussi secrètement que le général anglais ne pût les deviner, ayant eu toute la journée du 4 pour les épier. D’ailleurs la marche de l’armée française par le flanc gauche, qui devait être exécutée avant la pointe du jour, fut retardée de deux ou trois heures, ce qui donna à Wellington le temps et les moyens de faire de nouvelles dispositions. La division légère envoyée à Alaméda revint à Fuentès de Onoro, dont les hauteurs furent occupées par les 3e et 1re divisions. La brigade portugaise d’Ashworth, deux bataillons anglais, une partie de la cavalerie et la 7e division, aux ordres du général Houston, furent dirigées sur Pozo-Velho, et les Espagnols de don Julian Sanchez se portèrent à Navé de Avel pour éclairer la droite.

Bataille de Fuentès de Onoro

Attaque de Pozo-Velho, 5 mai

Le 5 mai, à la pointe du jour, l’armée française se trouva ainsi placée : à gauche Loison, avec les divisions Marchand et Mermet, en face de Pozo-Velho, et celle du général Solignac en réserve, toute la cavalerie de Montbrun, deux mille quatre cents chevaux, à gauche de ces divisions ; la brigade de cavalerie légère du général Fournier, 13e, 7e et 20e régiments de chasseurs, vis-à-vis de Navé de Avel, la gauche à hauteur de Pozo-Velho, la ca­valerie de la garde en réserve. La 3e division du 6e corps, celle du général Ferrey, occupait la partie basse de Fuentès de Onoro et était destinée à attaquer la partie supérieure, elle formait le centre, appuyé par les divisions Conroux et Claparède, du 9e corps. A la droite, le 2e corps appuyait sa 1re division à Alaméda, et la 2e s’étendait entre ce village et Fuentès de Onoro. L’infanterie de l’armée était formée en masse par régiment, la cavalerie était déployée, et l’artillerie entre les divisions. Reynier avait ordre de favoriser par des démons­trations d’attaque le grand mouvement de l’armée et de manœuvrer de manière à se réunir à elle à mesure qu’elle gagnerait du terrain. Le convoi de vivres destiné à Al­méida, qui était parqué à Gallégos, retourna à Marialva.

Le général Fournier, qui avait reçu l’ordre de tourner Navé de Avel par sa gauche tandis que Wathier l’appuierait par sa droite, déboucha seul sur ce village d’où il chassa Julian San­chez, lui fit une centaine de prisonniers et le rejeta derrière le Turones. L’attaque de cette faible guérilla, exécutée d’ail­leurs sans précision, fit perdre une heure à Montbrun. Celui-ci, après son expédition de Navé de Avel, déboucha sur les hauteurs de Pozo-Velho. Pendant ce temps Loison avait fait porter la division Marchand sur ce village, occupé par la 7e division anglaise. La brigade Maucune, en colonne par division et soutenue par celle du général Marcognet, entama l’affaire en enlevant de vive force, au premier choc, le bois de Pozo-Velho, où le général Houston avait jeté deux mille hommes en tirailleurs. Si cette brigade eût été soutenue par quelques pelotons de cavalerie, le 85th régiment de ligne anglais, qui occupait le bois avec le 83rd, eût été pris entièrement ; car il s’était laissé rompre et fuyait en désordre vers le village, où il jeta la confusion, et où Maucune se précipita sur ses traces. Cette charge à la baïonnette coûta aux deux régiments anglais deux cents hommes tués ou blessés et environ deux cents prisonniers. En poursuivant les Anglais au-delà de Pozo-Velho, la brigade française rencontra la cavalerie de Montbrun qui s’a­vançait rapidement. La première ligne de Houston était couverte par deux escadrons de hussards hanovriens et un régiment de chasseurs portugais. Montbrun fit aussitôt charger cette cavalerie par la compagnie d’élite du 6e de dragons, conduite par le capitaine Brunel, qui la culbuta sur l’infanterie de la division anglaise. Celle-ci étant couverte par huit bouches à feu, Montbrun hésita à l’aborder sans artillerie et attendit inutilement pendant quarante cinq minutes quelques pièces de la garde qui lui étaient promises et dont le général Lepic ne voulut pas se dessaisir. L’infanterie de Loison, n’étant plus soutenue par la cavalerie, suspendit son mouvement. Malheureusement le général en chef ne se trouvait pas là, et lorsque, instruit du refus du commandant de la garde, il envoya quatre pièces à Montbrun, l’instant décisif était perdu pour l’armée française.

Loison n’osait prendre sur lui de jeter le 6e corps au milieu des masses anglaises ébranlées.

Le fatal temps d’arrêt du 6e corps avait été employé utilement par Wellington, qui fit arriver au secours du général Houston toute sa cavalerie de réserve et la division légère du général Crawford.

Cependant Montbrun, masquant ses quatre pièces par un esca­dron du 5e de hussards déployé sur son front, s’avançait sur la division Houston, à la tête de sa réserve de dragons. Celle-ci, ayant sur ses ailes deux escadrons des 11e et 12e de chasseurs, était précédée d’une centaine de tirailleurs de la brigade Wathier, lorsque le 51st de ligne anglais se porta à sa rencon­tre. Montbrun démasqua alors son artillerie, couvrit de mitraille ce régiment et lança sur lui ses hussards et ses chasseurs, qui achevèrent de le disperser. Découverte par la fuite du 51st, dont les débris s’étaient réfugiés derrière la division légère de Crawford, la division Houston, coupée de son artillerie par le mouvement de la brigade Maucune, restait sans appui au mi­lieu de la plaine. Placée sur un terrain favorable aux attaques de la cavalerie, elle se trouvait fort compromise, lorsqu’en ap­prochant du Turones les escadrons de Montbrun furent arrêtés dans leur élan par le feu d’un régiment de chasseurs anglais posté derrière un mur qui le séparait des assaillants. Wellington profita de cet instant pour faire passer le Turones à la 7e division. Il ne resta sur la rive droite que la division légère, dont le général Crawford forma trois carrés cou­verts par la cavalerie. Masséna, qui vit de Pozo-Velho une partie de la droite anglaise rejetée sur la rive gauche du Turones, ordonna à Loison d’appuyer à gauche avec les divisions Marchand et Mermet, pour faciliter l’attaque de Montbrun. Mais le mouvement de ces deux divisions, mal dirigé par le commandant du 6e corps, les porta trop à droite sur les hau­teurs de Fuentès de Onoro, au lieu de les lier par la gauche à la cavalerie. Pendant que s’exécutait ce faux mouvement, observé par Wellington, Houston, qui avait descendu la rive gauche du Turones jusqu’à Frédéna, ralliait sa division et était rejoint par Julian Sanchez. Les 1re et 3e divisions, appuyées par les Portugais, se mettaient en ligne en face du ravin de Fuentès de Onoro par lequel débouchaient les divisions Marchand et Mermet, comme s’il ne se fût agi que de prendre cette position à revers, au lieu que, par le mouvement ordonné à Loison, l’in­tention de Masséna était d’embrasser toute la ligne de la droite anglaise et de la rejeter sur son centre.

Pendant ce temps la cavalerie française, gagnant toujours du terrain, arrivait devant les carrés de Crawford, dont les inter­valles étaient garnis d’artillerie. Montbrun ordonne alors au gé­néral Fournier de faire attaquer le carré de droite par un de ses régiments, de charger en personne, avec ses deux autres régiments, le carré du centre, qui était le plus considérable, tan­dis que le général Wathier attaquerait le carré de gauche. Lui-même devait suivre en réserve avec ses dragons. Arrivés à portée des Anglais, les escadrons français furent accueillis par un violent feu de mitraille, ce qui n’empêcha pas le carré de droite d’être enfoncé. Le carré du centre subit le même sort : le gé­néral Fournier y pénétra, le traversa avec les 7e et 13e régiments de chasseurs, fit demi-tour et acheva de le renverser. Mille cinq cents hommes restèrent prisonniers avec le colonel Hill. Mais la charge du général Wathier échoua contre le carré de gauche, et ses régiments furent ramenés sous une vive fusillade et des décharges à mitraille qui démontèrent le général Fournier et blessèrent ses deux colonels, au moment où Montbrun se disposait à char­ger ce même carré avec ses dragons. Masséna, sous les yeux duquel cette attaque avait lieu, jugeant que la réserve de Montbrun était insuffisante pour résister à toute la cavalerie anglaise qui s’avançait au soutien de la division Crawford, avait déjà envoyé un officier au général Lepic, en position derrière le 6e corps, avec ordre d’appuyer l’effort de la cavalerie de Montbrun qui devait être décisif. Ne voyant pas venir Lepic, il lui dépêcha un autre officier pour le presser d’accourir avec ses huit cents chevaux de la garde. Dans cet intervalle l’artillerie de Houston, coupée par la brigade Maucune, parvint à se dégager et à rentrer en ligne, par suite du temps d’arrêt de la cavalerie de Montbrun qui s’était repliée en attendant celle de la garde, ce qui facilita la fuite de la majeure partie des mille cinq cents prisonniers anglais épars sur le champ de bataille. Le premier officier envoyé au général Lepic, le capitaine Oudinot, aide de camp de Masséna, arriva enfin et annonça que le général de la cavalerie de la garde ne pouvait agir que sur un ordre du duc d’Istrie et nul ne l’avait vu à l’état-major du général en chef. Cependant Montbrun, resté sans appui sur les bords du Turones, inutilement exposé pendant quatre heures au feu de l’artillerie anglaise, et espérant toujours voir déboucher dans la plaine les divisions Marchand et Mermet, ne put renouveler ses attaques. Dès lors l’armée anglo-portugaise, incertaine dans ses mouvements, eut le temps de se raffermir. Wellington put effectuer un changement de front sur son centre, l’aile droite en arrière, et attaquer Fuentès de Onoro, dont le général Ferrey, soutenu par la division Cla­parède, venait d’enlever la partie haute. Mais, n’étant pas ap­puyé par tout le 9e corps, tandis que le général anglais pouvait renouveler sans cesse les troupes fatiguées par des troupes fraîches, Ferrey se vit forcé d’abandonner les hauteurs et ne conserva que la partie basse, d’où Wellington ne parvint pas à le repousser.

Pendant que ceci se passait à la gauche et au centre, Reynier agissait mollement sur la droite et se livrait à d’inutiles tirail­leries. Un bataillon de la Légion lusitanienne repoussa une faible démonstration que fit sur Aldéa del Obispo le 31e régi­ment d’infanterie légère. C’est à ce fait insignifiant que se borna la coopération du chef du 2e corps, qui n’avait devant lui qu’une division et prétendit en avoir trois, alors que Wellington avait attiré la majeure partie de ses forces à sa droite.

Le centre de l’armée anglo-portugaise, formé sur le plateau qui s’étend entre le Turones et le Dos-Casas, se liait par sa gauche au général Picton, qui défendait les hauteurs de Fuentès de Onoro. Les divisions Spencer, Crawford et les Portugais formaient sa droite, appuyée par toute la cavalerie et par une nom­breuse artillerie. Il était cinq heures du soir. Masséna, qui avait reconnu la faute commise par Loison, ordonna à celui-ci d’ap­puyer à gauche en se rapprochant de Montbrun, fit porter Solignac dans l’intervalle, et, malgré le front imposant que présentait la ligne anglaise, il se proposa de l’attaquer et de l’en­foncer avec ces trois divisions d’infanterie et la cavalerie de Montbrun. Mais, au moment d’entrer en action, il apprit que l’approvisionnement en cartouches était épuisé et qu’il n’en restait pas en tout trente par homme, la consommation de la journée ayant été considérable. Or ce n’était pas assez pour recommencer une lutte dans laquelle Wellington, adossé à la Coa, et n’ayant pour ligne de retraite que la route de Castello-Bom, eût senti la nécessité d’opposer une résistance désespérée.

Bataille de Fuentès de Onoro

Ravitaillements, 6 mai

Masséna, que cette nouvelle difficulté ne découragea pas, ordonna d’envoyer à Ciudad-Rodrigo, pour y prendre des cartouches et des vivres, les attelages amenés par Bessières. Celui-ci s’y opposa, alléguant la fatigue éprouvée par ses attelages pendant la bataille, et, après de vives contestations, Masséna fut forcé de remettre au lendemain matin le départ de ses caissons pour Ciudad-Rodrigo. En effet, ceux-ci partirent le 6 au point du jour, et ne ramenèrent ni vivres ni cartouches pour une longue bataille, la place n’en étant pas approvisionnée.

La journée du 6 se passa sans événements dignes d’être mentionnés. Le général on chef passa l’armée en revue et lui distribua une partie des vivres destinés au ravitaillement d’Alméida. De son côté Wellington, qui s’attendait à être attaqué le lendemain de la bataille, avait employé la nuit à retrancher sa ligne et l’espèce de défilé formé par la rencontre des ravins de Fuentès de Onoro et de Villa-Formosa, village situé sur le Turones. Il fit barricader la partie haute de Fuentès de Onoro et Villa-Formosa.

Conclusion

Le 2e corps, resté à Alaméda, se tenait entièrement isolé. De sorte que Wellington se trouvait au milieu de l’armée française et aussi rapproché qu’elle de Ciudad-Rodrigo. La moindre me­nace sur cette ligne de communication forçait Masséna à quit­ter sa position.

On ne pouvait plus songer à attaquer l’armée anglaise dans les retranchements qui rendaient sa position inabordable de front. La tourner par la droite ou par la gauche avait également de graves inconvénients ; il fallut donc se résigner et renoncer à une entreprise désapprouvée par la plupart des généraux et surtout par les principaux chefs, devenus presque étrangers à l’armée de Portugal. En effet, Loison savait qu’il était remplacé par le maréchal Marmont, duc de Raguse. Le 9e corps, que Drouet avait ménagé à l’attaque de Fuentès de Onoro, allait quitter l’armée pour passer le Tage et rejoindre l’armée du Midi. Reynier, qui le 5 n’avait pas fait le moindre mouve­ment d’attaque sérieux contre la gauche anglaise, espérait et demandait un commandement séparé. Junot, qui n’était pas guéri de sa blessure, retournait à Paris.

Les deux partis s’attribuèrent la victoire : les Français parce qu’ils restèrent maîtres de Pozo-Velho et de la plaine, et qu’en tournant l’aile droite des alliés ils avaient forcé Wellington à abandonner une lieue de terrain et à changer le front de sa position, les Anglais parce qu’ils avaient conservé la partie haute de Fuentès de Onoro, si souvent attaquée et toujours défendue avec opiniâtreté, et qu’ils avaient empêché le ravitaillement d’Alméida, tout en conservant leur ligne de retraite par le pont de Castello-Bom. Les pertes des Français, qui combattirent longtemps à découvert dans Fuentès de Onoro pendant les journées du 3 et du 5, s’élevèrent à près de trois mille hommes tant tués que blessés ou prisonniers. Celles des alliés, qui eurent presque toujours l’avantage du terrain et des positions, furent d’environ deux mille hommes.

Sources :

- Guerres de la Révolution française et du Premier Empire. Paris, Le Vasseur, s.d., tome 10, p. 610-624
- Thiers A : Histoire du Consulat et de l’Empire, Paris, 1847-1857, tome 7.

Fuentès de Onoro

3-6 mai 1811

Notes sur l’ordre de bataille

Pour chaque général est indiqué sa valeur, parfois suivie de son charisme (+Ch.). Pour chaque régiment d’infanterie est indiqué, d’abord le nombre de bataillons, puis le nombre de plaquettes par bataillon, et pour finir la valeur de la plaquette. Pour l’artillerie est indiqué le nombre de plaquettes, suivi du nombre d’artilleurs.

Points de victoire

L’objectif anglais est d’arrêter les Français. L’objectif français est de refouler les Anglais vers le Nord en douze séquences.

Par plaquette anglaise perdue - 1
Par plaquette française perdue - 1
Français
Prise de Pozo Velho + 5
Prise totale de Fuentès + 10
Prise de la route d’accès à Fuentès + 15
Anglais
Occupation de Fuentès +10
Occupation de la route d’accès +10

Notes sur le terrain

Le Douros forme un terrain impassable dans sa partie Nord (bois et rochers). Dans sa partie Sud, il est simplement gênant et le passage s’effectue uniquement en colonne. À hauteur de Fuentès le pont est franchissable par un élément en colonne sans pénalité. Mais un élément occupant la partie basse de Fuentès ne pourra bénéficier de plus de deux soutiens au travers du ruisseau. Les collines sont gênantes. Les bois sont des abris légers. Les villages sont des abris moyens, le couvent de Fuentès est un abri épais.

Notes sur le déploiement

La première brigade de Ferrey occupe la partie basse de Fuentès. Une brigade de Picton occupe la partie haute et le couvent. L’intervention de la garde est conditionnée à la bonne volonté de Bessières : lancer 1d10 par séquence jusqu’à obtenir un résultat de 10 : Bessières obéit alors aux ordres du chef d’armée.


Armée française du Portugal

Maréchal André Masséna, Prince d’Essling 3 +1

6eCorps, général de division Loison 3
1re Division, général de division, Marchand 4
Artillerie 1 x 3 5
Brigade Maucune
6e rgt. d’inf. légère 2 x 3 5 lg
60e rgt. d’inf. de ligne (69e) 2 x 3 5
Brigade Chemineau/Marcognet
 39e rgt. d’inf. de ligne 2 x 3 5
 76e rgt. d’inf. de ligne 2 x 3 5
2e Division, général de division Mermet 3
Brigade Ménard
 27e rgt. d’inf. de ligne 2 x 3 5
25e rgt. d’inf. légère 2 x 3 5
Brigade Taupin
 50e rgt. d’inf. de ligne 2 x 3 5
 59e rgt. d’inf. de ligne 2 x 3 5
2e Division, gal de division Solignac (du 8e Corps) 4
Artillerie 1 x 3 5
Brigade Gatien ?
 15e rgt. d’inf. de ligne 2 x 3 5
 86e rgt. d’inf. de ligne 2 x 3 5
Brigade Thomières ?
 65e rgt. d’inf. de ligne 2 x 3 5
 Régiment irlandais 2 x 3 5 lg
9e Corps, général de division Drouet d’Erlon 4 +1
3e Division, gal de division Ferrey (du 6e corps) 4
Artillerie 1 x 3 5
Brigade ?
 Légion du Midi 1 x 3 4 lg
32e rgt. d’inf. légère 1 x 4 5 lg
82e rgt. d’inf. de ligne 1 x 3 5
Brigade ?
 Légion hanovrienne 1 x 3 4 lg
 26e rgt. d’inf. de ligne 1 x 3 5
 66e rgt. d’inf. de ligne 2 x 3 5
 Brigade de cavalerie, général Lamotte 1 x 2 5 lg
 3e hussards, 15e chasseurs à cheval
1re Division, général de division Claparède 3
Brigade ?
 54e rgt. d’inf. de ligne 1 x 3 5
21e rgt. d’inf. légère 1 x 3 5 lg
 28e rgt. d’inf. légère 1 x 3 5 lg
Brigade ?
 40e rgt. d’inf. de ligne 1 x 3 5
 63e rgt. d’inf. de ligne 1 x 3 5
 88e rgt. d’inf. de ligne 1 x 3 5
Brigade ?
 64e rgt. d’inf. de ligne 1 x 3 5
 100e rgt. d’inf. de ligne 1 x 3 5
 103e rgt. d’inf. de ligne 1 x 3 5
2e Division, général de division Conroux 4
Artillerie 1 x 2 5
Brigade ?
 9e rgt. d’inf. légère 1 x 3 5 lg
 16e rgt. d’inf. légère 1 x 3 5 lg
 27e rgt. d’inf. légère 1 x 3 5 lg
Brigade ?
 8e rgt. d’inf. de ligne 1 x 3 5
 24e rgt. d’inf. de ligne 1 x 3 5
 45e rgt. d’inf. de ligne 1 x 2 5
Brigade ?
 94e rgt. d’inf. de ligne 1 x 3 5
 95e rgt. d’inf. de ligne 1 x 3 5
 96e rgt. d’inf. de ligne 1 x 3 5
Réserve de cavalerie, gal de division Montbrun 5 +1
Brigade Fournier 1 x 4 4 lg
 7e, 13e et 20e chasseurs à cheval
Brigade Cavrois 1 x 3 4
 3e, 10e et 15e dragons
Brigade d’Ornano 1 x 3 4
 6e, 11e et 25e dragons
Brigade Wathier 1 x 3 5 lg
 5e hussards, 11e, 12e et 24e chasseurs à cheval
Maréchal Jean-Baptiste Bessières, duc d’Istrie 5 +1
Cavalerie de la garde, général de brigade Lepic 4
 Grenadiers à cheval 1 x 3 7
 Lanciers de la garde
 Chasseurs à cheval de la garde 1 x 2 7 lg
 Artillerie à cheval 1 x 2 6 lg
2eCorps, général de division Reynier
1re Division, général de division, Merle
Brigade Sarrut
 36e rgt. d’inf. de ligne
2e rgt. d’inf. légère
 4e rgt. d’inf. légère
2e Division, général de division Bierre/Heudelet
Brigade Godard/Foy
 70e rgt. d’inf. de ligne
 17e rgt. d’inf. légère
Brigade Arraud/Arnould
 47e rgt. d’inf. de ligne
 31e rgt. d’inf. légère
Brigade de cavalerie, général de brigade Soult
 1er hussards
 22e chasseurs à cheval
 8e dragons
 Chasseurs à cheval hanovriens

Armée Anglo-Portugaise

Lieutenant-général Arthur, Vicomte Wellington 4 +1
Division de cavalerie, lt-gal Sir Stapleton Cotton 3
1re Brigade, general-major Slade
1er Dragoons 1 x 2 5
 14e Light Dragoons 1 x 2 5 lg
2e Brigade, lieutenant-colonel von Arentschild
16e Light Dragoons 1 x 2 5 lg
 1er Hussars K.G.L. 1 x 2 6 lg
3e Brigade, général Barbacena 1 x 3 5 lg
 4e et 10e Portugaise Dragoons
Artillerie Bull’s Batterie R.H.A. 1 x 2 6 m
1re Division, lieutenant-général Spencer 4
1re Brigade, colonel Stopford
 1/2e Guards 1 x 5 7
 1/3e Guards 1 x 5 7
 3 cie, 5/60e Foot (Rifles) 1* 6 lg
2e Brigade, general-major Nightingale
 2/24e Foot (Warwick) 1 x 2 5
 2 /42e Foot (Royal Highlands) 1 x 2 6
 1/79e Foot (Cameron) 1 x 5 5
3e Brigade, general-major Howard
1/50e Foot (Kent) 1 x 3 5
 1/71e Foot (Écossais) légers 1 x 2 6 lg
1/92e Foot (Écossais) 1 x 4 6
4e Brigade, general-major von Löwe
1er de ligne K.G.L. 1 x 3 5
 2e de ligne K.G.L. 1 x 2 5
 5e de ligne K.G.L. 1 x 2 5
 7e de ligne K.G.L. 1 x 2 5
 2 cies, Light Bataillon K.G.L. 1* 5 lg
Artillerie Lawson’s Brigade R.A. 1 x 2 5 m
3e Division, general-major Picton 5 +1
1re Brigade, colonel Mackinnon
 74e Foot (Écossais) 1 x 3 5
1/88e Foot (Connaught) 1 x 2 5
 1/45e Foot 
 3 cies, 5/60e Foot (Rifles) 1* 6 lg
2e Brigade, general-major Colville
 2/5e Foot (Northumberland) 1 x 3 5
 2/83e Foot 1 x 2 5
 2/88e Foot (Connaught) 1 x 3 5
 94e Foot 1 x 3 5
3e Brigade, colonel Power
9e de ligne portugais 1 x 4 4
 21e de ligne portugais 1 x 4 4
Artillerie von Arentschild’s Batterie P.A. 1 x 2 4 m
5e Division, general-major Erskine 3
1re Brigade, général Hay
 3/1er Foot (Royal Scots) 1 x 3 6
 1/9e Foot (Fus. RoyEast Norfolk) 1 x 3 6
 2/38e Foot (1th Staffordshire) 1 x 3 5
 2 cies, Brunswick Oels 1* 4 lg
2e Brigade, general-major Dunlop
 1/4e Foot (King’s Own Rgt) 1 x 3 5
 2/30e Foot (Cambridge) 1 x 3 5
 3/44e Foot (East Essex) 1 x 2 5
3e Brigade, général Spry
 3e de ligne portugais 1 x 3 4
 15e de ligne portugais 1 x 3 4
8e Caçadores 1 x 3 5 lg
Artillerie Preto’s Batterie P.A. 1 x 2 4 m
6e Division, general-major Campbell 5
1re Brigade, colonel Hulse
 1/11e Foot (North Devonshire) 1 x 4 5
 2/53e Foot (Shropshire) 1 x 3 5
 1/61e Foot (South Gloucestershire) 1 x 3 5
1 cie. 5/60e Foot (Rifles) 1* 6 lg
2e et 3e Brigade, colonels Burne et Madden
 1/36e Foot (Herefordshire) 1 x 3 5
 2e Foot 
 8e de ligne portugais 1 x 5 4
 12e de ligne portugais 1 x 6 4
Artillerie Rozziere’s Batterie P.A. 1 x 2 4 m
7e Division, general-major Houston 4
1re Brigade, general-major Sontag
 2/51e Foot (2ndYorkshire) Légers 1 x 3 5 lg
 85e Foot (Bucks Volunt.) Légers 1 x 2 5 lg
Chasseurs Brit. Légers 1 x 4 4 lg
 8 cies. Brunswick Oels 1 x 3 4 lg
2e Brigade, général Dovle
 7e de ligne portugais 1 x 4 4
 14e (ou 19e) de ligne portugais 1 x 5 4
 2e Caçadores 1 x 2 5 lg
Artillerie Sequerra’s Batterie P.A. 1 x 2 4 m
Light Division, général Crawford 5 +1
1re Brigade, lieutenant-colonel Beckwith
 l/43e Foot (Monmouthshire) Légers 1 x 4 5 lg
5 cies, 1/95e et 2/95e (Rifles) 1 x 3 6 lg
 3e Caçadores 1 x 2 5 lg
2e Brigade, colonel Drummond
1/52e Foot (Oxfordshire) Légers 1 x 4 5 lg
 2/52e Foot (Oxfordshire) Légers 1 x 3 5 lg
4 cies, 1/95e (Rifles) 1 x 2 6 lg
 1er Caçadores 1 x 2 5 lg
Artillerie Ross’ Batterie R.H.A. 1 x 2 6 m
Brigade portugaise, colonel Ashworth 4
 5e (6e) de ligne portugais 2 x 2 4
 18e de ligne portugais 2 x 3 4
 6e Caçadores 1 x 2 5 lg
Brigade espagnole, Julian Sanchez  2
 Infan­terie 2 x 5 2
 Cavalerie 1 x 5 3

Armée française du Portugal
Troupes hors carte 2eCorps, général de division Reynier

1re Division, général de division, Merle
Brigade Sarrut
 36e rgt. d’inf. de ligne
2e rgt. d’inf. légère
 4e rgt. d’inf. légère
2e Division, général de division Bierre/Heudelet
Brigade Godard/Foy
 70e rgt. d’inf. de ligne
 17e rgt. d’inf. légère
Brigade Arraud/Arnould
 47e rgt. d’inf. de ligne
 31e rgt. d’inf. légère
Brigade de cavalerie, général de brigade Soult
 1er hussards
 22e chasseurs à cheval
 8e dragons
 Chasseurs à cheval hanovrien

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Nous espérons que vous avez pris plaisir à utiliser notre boutique, le site institutionnel reste actif sur http://www.histofig.com

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