Scénario 2 : Vimeiro


Bataille de Vimeiro 21 août 1808, Récit et scénario par Thierry Rouillard.

Présentation.

Les reconnaissances françaises envoyées dans la matinée du 20 vers la mer et dans les directions d’Obidos et de Thomar, rapportèrent que l’armée anglaise venait de prendre position à Vimeiro. Une avant-garde occupait Lourinha. Les forces anglaises paraissaient encore plus considérables que celles qu’il avait montrées à Roliça.

En effet, un nouveau débarquement de deux brigades, soit quatre ou cinq mille Anglais, sous les ordres des généraux Anstruther et Acland, s’était effectué le matin sur la côte, près de Vimeiro.

Ce dernier village est situé non loin du rivage de la mer, au fond d’une vallée à l’extrémité de laquelle est une colline élevée, qui s’étend à l’ouest vers la mer. À l’est sont d’autres hauteurs qu’il faut traverser pour se rendre à Lourinha. En avant de Vimeiro est un plateau qui se trouve entièrement commandé par les hauteurs de droite et de gauche.

Le général Wellesley n’avait eu d’autre but, en s’approchant de Vimeiro, que de faciliter le nouveau débarquement qui venait d’avoir lieu sur ce point. Décidé à aller le lendemain au-devant de l’armée française, il avait fait faire à ses troupes une simple halte, sans prendre, à proprement parler, une position militaire. Six brigades d’infanterie occupaient la colline au sud-ouest du village, un bataillon et quelques troupes légères étaient postés sur le plateau. La cavalerie et le parc d’artillerie étaient campés dans la vallée. Quelques piquets d’observation, entre autres du 40th, appartenant à la brigade Ferguson, se trouvaient seulement placés sur les hauteurs de l’est.

D’après les rapports qu’il venait de recevoir, Junot, duc d’Abrantès, fit sur-le-champ les dispositions nécessaires pour prendre l’initiative de l’attaque. Dès quatre heures du soir il donna l’ordre au général Margaron de mettre en mouvement la division de cavalerie, pour passer la première le défilé qui se trouve en sortant de Torrès-Védras. Les autres divisions suivirent. Mais cette marche éprouva des retards inséparables d’un mouvement d’artillerie et de chariots, lequel se ralentit encore par l’effet de plusieurs accidents. La nuit entière du 20 au 21 fut employée à faire un trajet d’une lieue et demie (six kilomètres), de sorte que l’armée ne fut hors du défilé qu’à six heures du matin.

L’artillerie, commandée par le général Taviel, fut répartie entre les divisions d’infanterie et la réserve. Savoir : huit pièces à la division de Laborde, dirigées par le colonel Prost, huit autres, sous les ordres du colonel d’Aboville, à la division Loison, sept pièces, commandées par le colonel Foy, à la division de réserve.

Dispositions.

À neuf heures, la division de cavalerie vint couronner les hauteurs de l’est de la vallée de Vimeiro, tandis que l’infanterie continuait à s’avancer avec l’artillerie sur la route qui conduit de Torrès-Védras à Lourinha.

Cependant le général Wellesley, informé par ses patrouilles et par ses grand’gardes que l’armée francaise marchait sur lui, ordonna aux brigades placées sur la colline qui est à l’ouest de Vimeiro, de traverser la vallée et de se porter sur les hauteurs de l’est pour aller au-devant de l’ennemi. Ferguson et Nightingall occupèrent le plateau de Ventosa. Fane et Anstruther le plateau devant Vimeiro.

Le reste des brigades était disposé pour les soutenir au besoin.

Premiers combats.

Le centre du terrain était traversée par une profonde vallée, couverte de vignes. Les troupes légères anglaises (le 5e bataillon du 60th et le 95th Riffle Corps), l’occupaient, ainsi que le pied du plateau devant Vimeiro. Le 50th était en soutien des tirailleurs.

Le général de Laborde, dont la blessure était encore ouverte, commença l’action en se portant avec la brigade du général Thomières sur le centre ennemi, pendant que la brigade Brenier continuait à marcher pour attaquer la gauche. Cette dernière attaque, qui devait coïncider avec la première, fut très malheureusement retardée par des accidents de terrain, en sorte qu’elle ne commença qu’une heure plus tard.

Les troupes légères placées au pied du plateau se replièrent progressivement dans la vallée. La brigade conduite par le général de Laborde avança en colonne, précédée de tirailleurs, et aborda la ligne anglaise, composée des brigades Fane et Anstruther, sur le plateau. Elle fut reçue par un feu de mousqueterie à demi-portée.

Le 97th, placé au sud, chargea et repoussa les Français dans un bois. Les 52nd, 50th et 43rd s’avancèrent sur le flanc de la brigade Thomières et la mirent en désordre. Le général en chef Junot ordonna sur-le-champ au général Loison de marcher avec sa seconde brigade (celle du général Charlot) en soutien du général de Laborde, et fit suivre par la première, que commandait le général Solignac, le mouvement du général Brenier sur la gauche de l’ennemi.

L’arrivée du général Loison avec la brigade Charlot fit recommencer l’attaque du centre. Le colonel Prost, commandant l’artillerie de la division de Laborde, se porta avec deux de ses pièces sur la ligne des tirailleurs, tandis que les colonels d’Aboville et Foy, avec l’artillerie de la division Loison et de la réserve, cherchaient à profiter de tous les avantages que le terrain pouvait leur offrir pour foudroyer la ligne ennemie.

Vers midi, la gauche des Français commençait à plier. Le général en chef Junot, détachant alors deux des quatre bataillons de grenadiers de la réserve, commandés par Saint-Clair, leur ordonna de se porter au pas de charge sur la partie de la ligne anglaise qui débordait la droite des troupes. Mais cette colonne n’eut pas le temps de se déployer. Reçus à portée de mitraille, les grenadiers eurent en moins de quatre minutes deux cents hommes hors de combat.

La cavalerie anglaise (le 20th dragoons et les Portugais), mettant ce moment à profit, chargea la colonne et la mit en désordre. Plusieurs grenadiers et le commandant de l’un des deux bataillons, Palamède de Forbin, furent faits prisonniers. Ce nouvel échec décida le mouvement rétrograde des brigades Thomières et Charlot. Le colonel Taylor, commandant la cavalerie, avait été tué dans l’action.

C’est alors que le général Kellermann, avec les deux bataillons de la réserve, se porta en avant pour essayer de rétablir le combat. Les deux bataillons, commandés par Maransin, atteignirent le village de Vimeiro, y affrontèrent quatre compagnies détachées de la brigade Acland et ne purent qu’arrêter la poursuite de l’ennemi.

Le lieutenant d’artillerie Boileau, aide de camp du général Taviel, se fit remarquer en cette circonstance par un sang-froid et une fermeté dignes des plus grands éloges. Quelques pièces françaises, n’ayant plus de chef, se retiraient en désordre. Boileau en prit le commandement, les remit en batterie, et facilita ainsi, par un feu bien dirigé, le ralliement de l’infanterie.

La cavalerie, tenue jusqu’alors en dernière réserve par le général en chef Junot, s’ébranla pour couvrir la retraite de la gauche de l’armée, et exécuta plusieurs belles charges, qui furent conduites successivement par le chef d’escadron du 26e régiment de chasseurs, prince de Salm-Salm, le général Margaron et les majors Leclerc et Théron, des 4e et 5e régiments provisoires de dragons.

Combats au Nord.

Pendant que ceci se passait au centre de la ligne, la brigade du général Brenier, rejointe par celle du général Solignac, était arrivée à son point d’attaque devant la gauche des Anglais, après un long détour, que la difficulté du terrain l’avait forcée à prendre. Solignac escalada la colline à l’aplomb de Ventosa, pendant que Brenier marchait plus au nord.

Solignac fut pris sous le feu des brigades Ferguson et Nightinghall, placées sous le commandement du général Spencer. Le 36th et le 71th chargèrent sa colonne, qui se replia en abandonnant quatre canons sur les six qu’il possédait encore.

La retraite des deux autres brigades françaises permit au général Wellesley de reporter sur sa gauche une partie des troupes qu’il en avait tirées. La brigade Bowe, suivie par la brigade Acland, vint se placer entre les deux brigades françaises, les prit à revers et les obligea à abandonner le terrain.

Cette retraite fut soutenue par le major Contant, à la tête du 3e régiment provisoire de dragons, qui avait suivi, par ordre du général en chef, le mouvement de la brigade Solignac. Le général Brenier avait été blessé et fait prisonnier, et le général Solignac, aussi blessé grièvement, s’était trouvé forcé de quitter le champ de bataille.

Le général Thiébault, instruit de ce dernier fait, accourut prendre le commandement des deux brigades privées de leur chef, les rallia et leur fit continuer par échelons leur mouvement rétrograde.

Retraite française.

Ainsi toute l’armée française était en retraite à deux heures. Mais ce mouvement s’effectua en ordre grâce à la rapidité avec laquelle les corps et les divisions d’infanterie se reformèrent, par l’attitude imposante que conservèrent les deux bataillons de grenadiers avec lesquels le général Kellermann avait arrêté la poursuite du centre anglais, et auxquels vinrent se réunir les débris des deux autres bataillons. Enfin, les charges des quatre régiments de cavalerie, rassemblés sous les ordres du général Margaron, concoururent efficacement à contenir les troupes anglaises.

L’armée française s’arrêta, non loin du champ de bataille, en avant du défilé de Torrès-Védras. Elle avait perdu treize pièces de canon sur les vingt trois qu’elle possédait, mille hommes tués ou faits prisonniers, et elle comptait près de neuf cents blessés, qui furent pansés sur le terrain et dirigés de suite sur Torrès-Védras. Le général Brenier, l’adjudant-commandant Pillet, le chef de bataillon de grenadiers Palamède de Forbin, étaient au nombre des prisonniers. Au nombre des blessés se trouvaient les généraux Solignac, Charlot, les colonels d’artillerie Foy et Prost. La perte des Anglais fut évaluée à cinq ou six cents morts, mille ou mille deux cents blessés et cinquante prisonniers.

Conclusion.

Le soir même de la bataille, le général en chef Junot réunit les généraux de Laborde, Loison, Kellermann et Thiébault, et leur demanda leur opinion motivée sur les trois questions suivantes :

- Peut-on tenter encore une fois le sort des armes ? - Dans l’affirmative, quel est le plan à suivre ? - Dans la négative, quel est le parti à prendre ?

Les généraux conclurent que l’on n’était point en mesure de livrer, ni même de recevoir une nouvelle bataille, et qu’il n’y avait point à hésiter sur le retour de l’armée à Lisbonne.

" Ils firent observer que les troupes étaient mécontentes et harassées ; que la position de l’ennemi était inattaquable sur son front ; que les pertes éprouvées par l’armée ne permettaient plus de manœuvrer sur sa gauche et de couvrir de cette manière le défilé de Torrès-Védras et Lisbonne ; que les forces des Anglais étaient doubles de celles des Français, et le nombre de leurs pièces triple, indépendamment de la supériorité de leur calibre ; que les vivres allaient manquer ; que la cavalerie n’avait point de fourrage ; enfin que l’ennemi connaissait au juste les forces qu’il avait à combattre, et que ses soldats avaient gagné ce que les nôtres avaient perdu d’énergie et d’enthousiasme ; qu’il attendait à chaque moment des renforts certains, tandis que les pertes éprouvées par l’armée française étaient irréparables, et que le moindre revers mettait cette dernière à l’entière discrétion des Anglais et des Portugais. "

Scénario de Vimeiro

Notes sur l’ordre de bataille.

Pour chaque général est indiqué sa valeur, parfois suivie de son charisme (+Ch.). Pour chaque régiment d’infanterie est indiqué, d’abord le nombre de bataillons, puis le nombre de plaquettes par bataillon, et pour finir la valeur de la plaquette suivie de la mention lg. pour les unités légères. La cavalerie reçoit souvent un nombre de plaquettes global à la brigade. Pour l’artillerie est indiqué le nombre de plaquettes, suivi du nombre d’artilleurs.

Les régiments et brigades qui n’ont pas combattus à Vimeiro sont indiqués en italiques. Par convention entre les joueurs, ils peuvent être ajoutés.

JPEG

Scénario historique.

Français : Par simplification, nous avons établi les divisions selon la situation de bataille, et non selon l’ordre de marche originel.

La brigade Brenier entre à l’est de Ventosa à partir de la troisième séquence.

Anglais : Les brigades doivent être placées conformément au plan, en ordre de dégense. En effet seule leur arrivée progressive laisse une - infime - chance au joueur français.

Scénario virtuel.

Français : En commençant le jeu à la marche d’approche de Junot vers Vimeiro, il est possible de rendre aux divisions leur formation d’origine : la division de Laborde comprend les brigades Brenier et Thomières, la division Loison les brigades Solignac et Charlot.

Les Français entrent par la route de Torrès-Védras et choisissent leur axe d’attaque.

Anglais : Les brigades entrent par le bord ouest de la carte, et se disposent librement sur les plateaux. L’organisation des divisions (wings) est laissée aux bons soins du joueur anglais.

Points de victoire.

Par plaquette française perdue - 1 Par plaquette anglaise perdue - 1 Pour la possession de Vimeiro +/- 10

Notes sur la carte.

Les zones grisées sont des terrains très gênants (-10 cm.). Les ruisseaux, secs en ce mois d’août, sont là pour décorer. Il y a trois niveaux de terrain, les sommets (en blanc) sont plats.


Anglais

Lieutenant-General Sir Arthur Wellesley 4 +1

Aile droite, général Wellesley

6th Brigade brigadier-général H. Fane 1/50th West Kent 1 x 5 pl. 5 5/60th Royal Americans 1 x 5 pl. 5 lg. 6 coys 2/95th Rifles 1 x 3 pl. 5 lg.

7th Brigade brigadier-général R. Anstruther 2/9th East Norfolk 1 x 4 pl. 5 2/43rd Monmouthshire Light Inf 1 x 4 pl. 5 lg. 2/52nd Oxfordshire Light Inf 1 x 3 pl. 5 lg. 2/97th Queen’s Own Germans 1 x 4 pl. 5 1 batterie à pied de 6 £ 1 x 2 art. 5

8th Brigade brigadier-général W. Acland 1/2nd Queen’s Royal 1 x 4 pl. 6 7 ½ coys 20th East Devonshire 1 x 2 pl. 5

Cavalerie, colonel Taylor 20th Light Dragoons 1 x 2 pl. 4 6e, 11e et 12e cavalerie (Portugal) 1 x 2 pl. 4 1 batterie à cheval de 6 £ 1 x 2 art. 5

Aile gauche, général Spencer 4

2nd Brigade major-général R. Ferguson 1/36th Herefordshire 1 x 3 pl. 5 1/40th 2nd Somersetshire 1 x 5 pl. 5 1/71st Highland Light Infantry 1 x 5 pl. 6 lg.

3rd Brigade brigadier-général M. Nightingall 1/29th Worcestershire 1 x 4 pl. 5 1/82nd Prince of Wales 1 x 5 pl. 5 1 batterie à pied de 9 £ 1 x 2 art. 5

4th Brigade brigadier-général B. Bowes 1/6th 1st Warwickshire 1 x 5 pl. 5 1/32nd Cornwall 1 x 5 pl. 5

Réserve, n’a pas participé à la bataille

1st Brigade major-général R. Hill 1/5th Northumberland 1 x 5 pl. 5 1/9th East Norfolk 1 x 5 pl. 5 1/38th 1st Staffordshire 1 x 5 pl. 5

5th Brigade brigadier-général C. Crauford 1/45th Nottinghamshire 1 x 4 pl. 5 1/91st Argyllshire Highland 1 x 5 pl. 6 12e, 21e et 24e ligne (Portugal) 3 x 2 pl. 4 6e Cazadores 1 x 2 pl. 4 lg.


Français

Général de division Andoche Junot 3 +1

Division du général Thiébault 4

1re brigade général Solignac 12e léger 1 x 5 pl. 5 lg. 15e léger 1 x 5 pl. 5 lg. 58e de ligne 1 x 5 pl. 5 1 batterie à pied de 8 £ (Prost) 1 x 3 art. 5

1re brigade général A. Brenier 70e de ligne, 2 bat. 2 x 4 pl. 5 2e léger 1 x 4 pl. 5 lg. 4e léger 1 x 4 pl. 5 lg. 3e rgt. provisoire de dragons 1 x 3 pl. 4

Division des généraux de Laborde et Loison 4

2e brigade général J. Thomière 86e de ligne, 1er bat. 1 x 3 pl. 5 86e de ligne, 2e bat. 1 x 3 pl. 5 4e Suisse, 2 compagnies 1 x 2 pl. 6

2e brigade général Charlot 32e de ligne 1 x 4 pl. 5 82e de ligne 1 x 4 pl. 5

Division du général Kellerman 5 +1

1er de grenadiers réunis, 2 bat. 2 x 3 pl. 6 2e de grenadiers réunis, 2 bat. 2 x 2 pl. 6

Grande batterie, général Foy 1 batterie à pied de 8 £ 1 x 3 art. 5 1 batterie à pied de 12 £ 1 x 2 art. 5

Division de dragons du général Margaron 4

4e rgt. provisoire de Dragons 1 x 3 pl. 4 5e rgt. provisoire de Dragons 1 x 3 pl. 4 26e chasseurs à cheval (1er prov.) 1 x 3 pl. 5

L’effectif français que nous proposons, à partir de diverses sources, s’élève à treize mille deux cents hommes, et présente des brigades à effectif plein :

Brenier 3.200 h. Thomières 1.500 h. Solignac 3.100 h. Charlot 1.600 h. Margaron 1.800 h. Kellermann 2.000 h.

Les forces françaises semblent en effet sujettes à des variations d’effectif selon les sources : ainsi, dans les récits français, l’effectif est souvent abaissé à neuf mille deux cents hommes. Soit :

De Laborde (Brenier - Thomières) 3.200 h. Loison (Solignac - Charlot) 2.700 h. Margaron 1.200 h. Kellermann 2.100 h.

En réduisant tous les bataillons d’infanterie à trois plaquettes, un joueur suicidaire aura le plaisir de diriger une armée très réduite, celle dont Junot disposa peut-être.

Sources :

- Guerres de la Révolution française et du Premier Empire, Paris, Le Vasseur, s.d., tome 9.
- Thiers A. : Histoire du Consulat et de l’Empire, Paris, 1847-1857, tome 9.
- Thiébault : Mémoires du général baron Thiébault, Paris, Plon, 1893-1895, tome 4.
- Weller (Jac) : Wellington in the Peninsula 1808-1814, Greenhill Books, 1992.
- Oman (Charles) : A History of the Peninsular War, volume 1, Greenhill Books, 1995.
- Warre (William) : Letters from the Peninsula, 1808-1812, London, 1909.
- Digby Smith : Greenhill’s Napoleonic Data Book.
- Haythornthwaite : Uniforms of the Peninsular War.
- Fletcher : Wellington’s Regiments.
- Partridge and Oliver : Battle Studies in the Peninsula.


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